- Nathan DUMOLIN
Je suis étudiant en MEMI (Master d’études médiévales interdisciplinaires) de l’université de Strasbourg. J’ai été amené à faire mon stage de fin d’études chez Sigilla1. Mon stage a duré un peu moins de deux mois. Je devais m’occuper de corriger les notices Sigilla de la série CH après l’année 1300 dans les fonds des Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg (AVES). Ces fiches datent des débuts du projet. A cette époque, les méthodes étaient moins perfectionnées qu’aujourd’hui, et de fait, il y a un certain nombre d’erreurs et d’oublie qu’il faut corriger. L’essentiel des erreurs étaient, en fait, des informations manquantes que l’on pouvait retrouver sur le document lui-même. Prenons un exemple avec l’acte CH20/419. Sur la fiche de l’acte, il manquait au moins deux éléments : la formule de suscription, la formule de corroboration et l’analyse. La formule de suscription c’est la première phrase, celle qui indique l’auteur ou en tout cas celui qui promulgue l’acte, et la formule de corroboration, c’est l’avant dernière, celle qui indique les différents sigillants qui apposent leur sceau sur l’acte. L’analyse c’est un bref résumé de l’acte que l’on trouve le plus souvent au verso du doc. Il ne reste donc plus qu’à transcrire :


Ensuite, il faut vérifier si le document n’a pas été édité. Beaucoup de chartes de la série CH ont fait l’objet d’une édition au XIXe siècle et ont été regroupées en 7 volumes qu’on appelés les Urkundenbücher der Stadt Strassburg. De fait quand on travaille sur un document qui appartient à cette série, il y a de fortes chances pour qu’on le retrouve dans ces volumes. Ce n’est certes pas systématique, mais il faut toujours vérifier si c’est le cas ou non en épluchant les différents volumes. Comme les documents y sont regroupés par année, il suffit juste de vérifier si à l’année de notre document, un texte figure avec la même date et le même contenu.
Mais tout cela se fait facilement, parce que les photos sont sur la base, ce qui n’est pas toujours le cas. Quand il manque des photos, il faut retourner aux archives pour reprendre les photographies. Pour éviter de retourner tous les jours aux archives, j’ai poursuivi mes corrections tout en listant les documents pour lesquels des photos manquaient. C’était doublement utile. Cela me permettait à la fois de savoir quels documents il fallait photographier une fois présent aux archives, mais aussi dans quel ordre je devais saisir mes photos une fois de retour au bureau. Malgré cela, il y a eu des oublies, que j’ai, du mieux que j’ai pu, essayé de corriger. C’est le cas pour la boite CH22 pour laquelle j’ai oublié de photographier le verso de certains actes.
- Le stage compte pour la fin du M2, mais on pouvait le faire avant, et c’était même conseillé. ↩︎



































































