SigiAl vous souhaite un bel été !

C’est l’été et le temps de profiter de beau temps et de se reposer. Ainsi, SigiAl prend ses vacances estivales et vous souhaite un très bel été. Prenez le temps pour vous ressourcer et nous nous reverrons en septembre.

L’aventure continue à la rentrée avec une journée de collecte à Altkirch le 7 septembre !

Un curieux sceau du Séminaire de Strasbourg pendant la période révolutionnaire

  • Jacques FRITSCH

Nous ne savons pas grand-chose sur le séminaire de Strasbourg pendant la période trouble de la Révolution, si ce n’est que les bâtiments, déclarés biens nationaux le 2 novembre 1789, sont reconvertis en maison de détention politique. De 1792 à 1795, des prêtres et des laïcs y sont emprisonnés, et on dénombre dans cet intervalle pas moins de mille cinq cent soixante-dix Bas-Rhinois détenus en ces lieux (1).

C’est de cette période que date ce sceau, entré très récemment dans les collections du Grand Séminaire (2). Le document sur lequel il est apposé n’est autre qu’une délibération du comité révolutionnaire de Strasbourg, du 29 vendémiaire de l’an III (20 octobre1794), ordonnant la relaxe du citoyen Chevalier, cultivateur emprisonné en ces lieux. Nous nous bornerons à une description de l’empreinte (3), n’ayant fait aucune recherche sur la personne concernée par cet élargissement

Sceau plaqué sur papier de la maison d’arrêt du Séminaire. Photo J.Fritsch.

Le sceau

L’analyse attentive du sceau, en bon état, nous a quelque peu surpris par sa légende. Il s’agit d’un cachet ovale, plaqué sur papier, de 24 par 28 mm, représentant en son centre la déesse de la Liberté, debout, s’appuyant d’une main sur un faisceau de licteurs, et tenant de l’autre une pique surmontée d’un bonnet phrygien. L’ensemble de cette allégorie repose sur un socle sous lequel nous voyons l’inscription classique « RÉPUBLIQUE FRANCAISE». La légende, en majuscules romaines, qui se déroule sur le pourtour du sceau, se lit de la façon suivante :

*MAISON D’ARRETS CI DEVANT SEMINAIRE DE STRASBOURG

Le cachot

Cette petite pièce aveugle, située dans les caves de l’édifice, est réputée avoir servi de cachot durant la période révolutionnaire (photos 2 et 3) ! En réalité, l’ensemble du bâtiment et les nombreuses chambres de séminaristes ont été « occupées » dans l’ensemble des étages. Le cachot du sous-sol n’est peut-être qu’une légende ! Il a souvent été mis en relation avec les prêtres réfractaires, mais aucune source ne vient confirmer cela.

1 – Gass (J.), Das Strassburger Priesterseminar während der Revolutionszeit, Strassburg Verlag F.X. Le Roux, 1914, p. 3 – Site du séminaire Sainte-Marie-Majeur de Strasbourg .https://grandseminaire.alsace/

2 – Achat du 4 juillet 2026 sur EBAY.

3 – B.G.S, inventaire en cours.

Deux nouveaux dépôts alsaciens

Les collectes de sceaux se sont récemment concentrées sur les « grands » dépôts des archives. En effet, les Archives d’Alsace ou bien les Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg (AVES) conservent un nombre impressionnant de sceaux. Mais, il ne faut pas négliger les autres dépôts de la région de taille plus modeste. Leurs collections de sceaux sont tout aussi importantes pour notre projet SigiAl et pour la collecte régionale.

En cours des mois de mai et de juin, l’équipe a effectué quelques collectes de petite taille au sein des archives municipales pas encore exploitées. Ainsi, nous pouvons ajouter deux nouveaux dépôts à notre liste : Am Bischheim et Am Barr.

A Bischheim n’est conservé qu’un document scellé, mais ce document est très important. Il s’agit d’un transfixe – donc déjà deux documents – qui datent de 1337 et 1407 et portent 14 sceaux en total. Ces sceaux appartiennent surtout aux membres du Grand Sénat de Strasbourg et incluent quelques Ammeister. Pour plusieurs sigillants, les seules empreintes connues (jusqu’à présent) viennent de Bischheim.

A Barr sont conservés sept documents scellés, plus tardifs que ceux de Bischheim. Le plus ancien acte date de 1431 et est scellé par l’Officialité de Strasbourg. Autres pépites provenant de Barr sont un évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheid, et un sceau du Grand chancelier de l’Ordre de la Légion d’Honneur de 1820. C’est une collection variée et fascinante.

Vous pouvez désormais découvrir tous les sceaux conservés à ces deux nouveaux dépôts sur la base SIGILLA. Belle découverte !

SIGILLA est 25 % alsacien !

Ce 1er juillet marque un jalon important chez nous chez SigiAl. Désormais, la base SIGILLA est composée à 25,1 % des sceaux alsaciens !

Ces derniers mois, nous avons joué avec ce seuil de 25 % : parfois un peu plus proche, parfois plus loin. Mais votre persévérance et votre engagement ont porté bien leurs fruits ! Ce jour-ci, la base compte pas moins que 14 847 empreintes alsaciennes.

Nous vous remercions de tout cœur pour les contributions de chacune et chacun. SigiAl est arrivé à ce niveau grâce à vos efforts et à votre soutien. MERCI !!

Il ne nous reste qu’à dire à très bientôt pour la suite de cette aventure sigillaire en Alsace !